Posons le problème : il y a en France, un peu plus de 2,5 millions de lycéens et d‘étudiants, environ 2 millions de syndiqués (pour 27 millions d’actifs) soit un potentiel de 4,5 millions de manifestants.
Or que constatons-nous ? Selon les chiffres des organisateurs (dont on peut raisonnablement croire qu’ils sont surévalués) il y aurait eu 40 000 manifestants à Paris (13 000 selon la police), 15 000 à Toulouse, 30 000 à Marseille, 10 000 à Rennes… Soyons (très) larges et estimons le nombre total à 250 000. Autrement dit un peu plus de 5% !
Et encore, je ne compte pas dans ce total les partis politiques ayant participés aux manifestations !
Bravo pour la mobilisation et le rejet massif !
Quant aux hauts cris que poussent certains à la perspective d’un 49-3, soyons réalistes : quoi qu’il arrive, le gouvernement a la majorité et le texte passera. Si le gouvernement laisse le texte en discussion, il y aura obstruction à coup d’amendements plus ou moins fumeux. Il n’y a pas de véritables contre-propositions ! Alors est-ce vraiment faire acte de démocratie que de laisser s’éterniser une discussion dont le résultat est, de toute façon, connu ?
Les parlementaires n’ont-ils vraiment pas d’autres sujets à traiter ?
Assez de démagogie : des actes !
Le CPE est, indéniablement, une avancée. Il y aura certainement des abus, mais comme dans toutes choses : n’en faisons pas une généralité.
La bataille pour l’emploi est une cause trop importante pour faire l’objet de bases manœuvres politiciennes. Le CPE apporte une véritable solution, tous les mensonges colportés depuis quelques jours n’y changeront rien.