15/02/2006
A propos de Jack Lang et de prisons
Je suis un lecteur assidu de blogues (hé oui, j’ai opté pour l’orthographe française !). Le hasard a voulu qu’aujourd’hui je commence ma lecture par celui de Jack Lang !!!
Et là, du pur Lang, mélange de voilage de face et de mauvaise foi !
Jugez plutôt :
“Plus grave encore, si c’est possible, le rapport que présente demain le commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe Alvaro Gil-Robles sur l’état de la police, de la justice et système carcéral français, est un réquisitoire qui fait honte à notre pays. Balayé d’un revers de la main par le gouvernement.
Ma rage devant ce paysage d’inhumanité est immense. Le nombre d’aberrations, d’anomalies, de dérives, est à ce point élevé, qu’il me faudrait je ne sais combien de pages pour les commenter.“
Une commission sénatoriale avait abouti exactement au même constat en 2000.
Et qu’a fait le gouvernement à l’époque ?
Rien !
Le gouvernement était celui de Lionel Jospin auquel appartenait Jack Lang…
Dès sa formation, en 2002, le premier gouvernement Raffarin s’est emparé de ce problème, créant même un secrétariat d’état chargé de ce dossier. Un vaste chantier de rénovation et de construction a été alors mis en route.Mais pour en voir les effets il faut du temps : trouver les terrains, négocier avec les collectivités locales, lancer les appels d’offres, ouvrir le chantier ne peut se faire en 2 ans.
Car si tout le monde est bien conscient de la nécessité de construire de nouvelles prisons mieux adaptées aux exigences actuelles, rares sont les municipalités qui acceptent d’en accueillir sur leur territoire !
Des prisons surpeuplées sont aussi le résultat d’une politique de sécurité moins laxiste : qui s’en plaindrait ?
Alors, certains objecteront qu’il existe d’autres solutions, que la prison ne doit pas être une réponse systématique. Là encore, ces solutions alternatives n’ont jamais été autant employées que depuis ces deux dernières années.
Laissons donc ce brave Jack a ses indignations de façade : nous ne nous battons pas sur le même terrain.
20:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
07/02/2006
Echec de la mobilisation contre le CPE
Posons le problème : il y a en France, un peu plus de 2,5 millions de lycéens et d‘étudiants, environ 2 millions de syndiqués (pour 27 millions d’actifs) soit un potentiel de 4,5 millions de manifestants.
Or que constatons-nous ? Selon les chiffres des organisateurs (dont on peut raisonnablement croire qu’ils sont surévalués) il y aurait eu 40 000 manifestants à Paris (13 000 selon la police), 15 000 à Toulouse, 30 000 à Marseille, 10 000 à Rennes… Soyons (très) larges et estimons le nombre total à 250 000. Autrement dit un peu plus de 5% !
Et encore, je ne compte pas dans ce total les partis politiques ayant participés aux manifestations !
Bravo pour la mobilisation et le rejet massif !
Quant aux hauts cris que poussent certains à la perspective d’un 49-3, soyons réalistes : quoi qu’il arrive, le gouvernement a la majorité et le texte passera. Si le gouvernement laisse le texte en discussion, il y aura obstruction à coup d’amendements plus ou moins fumeux. Il n’y a pas de véritables contre-propositions ! Alors est-ce vraiment faire acte de démocratie que de laisser s’éterniser une discussion dont le résultat est, de toute façon, connu ?
Les parlementaires n’ont-ils vraiment pas d’autres sujets à traiter ?
Assez de démagogie : des actes !
Le CPE est, indéniablement, une avancée. Il y aura certainement des abus, mais comme dans toutes choses : n’en faisons pas une généralité.
La bataille pour l’emploi est une cause trop importante pour faire l’objet de bases manœuvres politiciennes. Le CPE apporte une véritable solution, tous les mensonges colportés depuis quelques jours n’y changeront rien.
20:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique
24/01/2006
Contrat Première Embauche
La révolte gronde…
Le Contrat Première Embauche est rejeté par ceux-là même qui en seront les premiers bénéficiaires !
Etonnant ?
Pas vraiment…
Pour m’être souvent occupé de jeunes “primo-embauchés“, je ne suis pas particulièrement surpris par cette attitude : j’ai toujours été étonné par le profond décalage entre le monde étudiant et celui de l’entreprise.
Forts de leurs certitudes, la plupart des jeunes dont j’ai eu à m’occuper tombaient de haut en constatant que, souvent, leurs études ne les préparaient pas vraiment à être rapidement opérationnels. C’est même pour cette raison que nous avons renoncé à prendre des stagiaires et décidé de n’engager que des personnes ayant une première expérience.
Non seulement, pendant les six premiers mois, ils représentent une charge improductive, mais, de surcroît, celui qui est chargé de les encadrer ne peut remplir complètement ses tâches courantes, une grande partie de son temps étant consacré à s’occuper d’eux !
Nous ne pouvions réellement juger de leurs compétences qu’à partir du moment où ils étaient enfin totalement autonomes, soit en moyenne au bout d’un an. Et là, s’il apparaissait qu’ils ne pouvaient satisfaire aux exigences de leur poste, il ne restait qu’une solution : le licenciement. Or, devant la difficulté à procéder à un licenciement, la seule solution possible était d’évoquer la faute (ce qui, en passant, ne posait pas de vrai problème). Résultat : au bout de 18 mois retour à la case départ. Pour l’entreprise, qui avait investi sur cette embauche. Pour le jeune, qui se retrouvait du jour au lendemain sans travail et, licencié pour faute, sans indemnités !
Voilà la réalité de l’entreprise !
Voilà la vraie précarité !
Alors, face à cela, le CPE représente un vrai progrès : moins de risques pour l’entreprise et une garantie pour le primo-embauché qui bénéficie désormais de vraies protections.
Quant aux craintes des syndicats de voir ces jeunes remerciés au bout de deux ans, elle reflète une fois de plus leur profonde méconnaissance du monde du travail : se priver d’un employé compétent, parfaitement intégrer à l’entreprise, relève d’un non-sens économique !
Ce texte était attendu par les entreprises, ce sont elles qui créent l’emploi. Il doit être maintenu : la lutte contre le chômage et la précarité passe par ce maintien.
23:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
03/01/2006
2006, année de transition ?
2006, année de transition…
Une année sans enjeu…
Tels sont les premiers commentaires de ces fins observateurs de la vie politique que sont les journalistes spécialisés ! Y aura-t-il quelqu’un, à la fin de l’année, pour leur rappeler ces propos ? Je ne crois pas m’avancer beaucoup en affirmant qu’au contraire, cette année s’annonce riche en rebondissements de toutes sortes : chacun des prétendants à la magistrature suprême va vouloir marquer son territoire !
Dans cette lutte qui s’annonce, à défaut de véritables arguments politiques, certains ne se priveront pas de revenir sur les récents évènements. A ce sujet, que n’a-t-on entendu…
La palme de l’imbécillité sera difficile à attribuer !
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce petit bijou :
"Nicolas Sarkozy est perdu complètement dans ses convictions. Le seul moyen de l'en sortir est de ne pas voter pour lui dans deux ans… Il n'y a aucune justification à la violence, mais il ne faut jamais la considérer comme un acte non politique".
Quel est le brillant analyste qui a pondu un tel condensé d’ineptie ?
Un éminent leader politique ?
Un observateur avisé de la chose politique ?
Non : Mathieu Kassovitz ! N’étant pas fan de cinéma, j’avoue humblement ne pas connaître cette personne. Je me suis donc renseigné : si je reconnais à chacun le droit d’exprimer son opinion, je n’ai trouvé aucune raison particulière de voir celle-ci affichée à la une des médias. D’autant plus que cette personne n’a apparemment rien compris au processus électoral : ce qui prime dans une élection c’est un programme, une conviction forte, une volonté. Se limiter à la personne qui incarne ses valeurs est bien la preuve qu’il n’y a aucun projet cohérent à lui opposer.
Et cette superbe envolée : “Il n'y a aucune justification à la violence, mais il ne faut jamais la considérer comme un acte non politique“ ! En d’autre terme, le petit imbécile qui met le feu à la voiture de son voisin se livre à un acte politique ! Quand une bande de voyou agresse une personne handicapée, c’est un acte politique ! Et c’est à ça que les journaux ouvrent leurs colonnes…
Je sais que je vais encore m’attirer des réflexions pour mon peu d’indulgence pour la presse, mais je n’ai jamais été un adepte de la langue de bois ou de la pensée unique.
19:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
18/12/2005
Polémique
La polémique sur les aspects positifs de la colonisation a pris une ampleur qui me laisse songeur. Je ne parle pas du fond du problème, mais de médiatisation et de son exploitation.
Voilà une loi votée au parlement il y a presque un an et donc a priori connue de tous.
Pendant des mois, silence complet. Et soudain, on ne sait pour quelle raison, certains semblent la redécouvrir !
Le sommet de la bêtise a été atteint la semaine dernière lors des questions au gouvernement, lorsqu’un sénateur s’est lancé dans une violente diatribe contre ceux qui ont voté cette loi et soulignant que son groupe a été l’un des premiers à s’opposer à cette infamie… Oubliant juste, au passage, de rappeler que son groupe avait voté cette loi ! Ce que le ministre qui lui répondait s’est fait un plaisir de lui remémorer.
Comment peut-on ainsi, en fonction des soubresauts de l’opinion, tourner sa veste sans prendre le risque de perdre sa crédibilité ?
Faut-il à ce point manquer d’idées ou n’avoir rien d’autre à dire pour déclencher une telle polémique. Encore une fois, je ne prends ici aucune position sur le fond, mais sur un principe qui consiste à voter une loi, donc à l’approuver, pour mieux la dénoncer plusieurs mois après.
Soit on a des convictions et on les assume, soit on n’en a pas et à ce moment-là on n’a rien à faire en politique. Bien sûr, tout le monde peut se tromper, mais alors ne serait-il pas plus honnête de le reconnaître franchement plutôt que de se cacher derrière une pseudo indignation ?
15:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
14/12/2005
Mise au point
Je voudrais brièvement répondre à un récent commentaire.
Son auteur me faisait remarquer que mon analyse des évènements en banlieue était contredite par un rapport des RG.
Je ne partage pas cet avis : ne confondons pas le rapport et l’analyse qui en a été faite par les médias. Pour illustrer ce que ces analyses peuvent avoir d’approximatif parfois, voici la transcription d’un extrait de l’interview de Nicolas Sarkozy sur France 3, le 7 décembre :
AUDREY PULVAR
Alors à propos de ce rapport confidentiel des Renseignements Généraux, on voit tout de suite avec Emmanuelle LAGARDE, donc, et Michel ANGLADE, les grandes lignes de ce rapport, et on en reparle tout de suite après.
EMMANUELLE LAGARDE
Jamais les violences urbaines n’avaient duré aussi longtemps. Jamais elles n’avaient touché autant de communes simultanément, près de 300. Mais le rapport des Renseignements Généraux est formel : “ Aucune manipulation n’a été décelée ”, rien n’accrédite “ la thèse d’un soulèvement organisé ”.
FRANCK STEPHAN, RENSEIGNEMENTS GENERAUX, DELEGUE SYNDICAL SNOP
A aucun moment, il n’a été question, ou il n’a été constaté, par toutes les sources concordantes du travail des Renseignements Généraux sur le terrain, que des mouvances ou des gens qui se revendiqueraient de connotations religieuses – ou islamiques, pour le dire –, étaient derrière ces problèmes-là.
EMMANUELLE LAGARDE
Ni intégristes religieux, ni caïds des quartiers. Pourtant, début novembre…
Relisez bien la conclusion de la journaliste : “Ni intégristes religieux, ni caïds des quartiers.“
A aucun moment, il n’a été question de “caïds des quartiers.““. Le syndicaliste interrogé n’a, quant à lui, évoqué que les manipulations religieuses ! Il ne s’agit là que d’une extrapolation pour le moins douteuse que rien ne vient étayer dans le reportage.
De même, le lendemain, certains journaux se plaisaient à souligner que contrairement à se qu’avait déclaré le Ministre de l’intérieur, la majorité des personnes arrêtées n’avait fait l’objet d’aucune condamnation.
Là encore, je n’hésiterais pas à parler de manipulation : les propos du Ministre étaient très clairs, il avait parlé de personnes connues des services de police, ce qui n’implique pas qu’elles aient déjà été condamnées (la plupart étant mineurs leurs de leurs précédentes interpellations n’avaient fait l’objet d’aucune poursuite).
18:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
24/11/2005
Bayrou ou le niveau 0 de la politique
Bien qu’on le voit assez souvent dans les medias, n’est-il pas étrangement absent du vrai débat, en ce moment, le Béarnais ?
Non, pas Henri IV, mais celui qui, non seulement lui a consacré une biographie, mais qui semble vouloir le prendre pour modèle. Je veux bien sûr parler de François Bayrou.
Je n’avais jamais fait le lien entre l’auteur et le personnage. Ce n’est que tout récemment que j’ai pris conscience de ce mimétisme qui conduit François sur les traces d’Henri.
Soyons franc, je l’imaginais plus facilement en bonne du curé qu’en bon roi Henri.
J’imagine le regard interrogatif de certains : que vient faire la bonne du curé dans cette histoire ? C’est évident : j’voudrais bien, mais j’peux point ! Ce pourrait être sa devise. Ah, c’est sûr, il voudrait bien ! Il voudrait bien trouver sa place dans le débat politique, il voudrait bien devenir Président, il voudrait bien avoir des idées… Mais soyons francs, son discours éculé sur une troisième voie ne convainc plus personne, d’autres ont essayé avant lui. Vivent les idées neuves… héritées de la IIIème République !
Alors, faute de véritables idées, il fait siennes celles de son illustre modèle : ralliez-vous à mon panache blanc ! Je n’ai rien à vous proposer, mais suivez-moi : ralliez-vous à mon nuage de fumée ! Remarquez, l’avantage de cette “philosophie“ est de ne provoquer aucune déception chez ses partisans : n’ayant rien promis, personne ne pourra lui reprocher de ne pas tenir ses promesses !.
Et si, pour Henri IV, Paris valait bien une messe, pour François Bayrou l’Elysée vaut bien quelques compromissions. Les Français auraient-ils déjà oubliés son passage “marquant“ au ministère de l’éducation ? Assurément les syndicalistes, eux, en ont gardé un bon souvenir : même les ministres socialistes ne leur avaient jamais accordé une telle importance ; leur avaient cédé à ce point le pouvoir.
Ceci étant, ces derniers jours, il semble vouloir s’affirmer : avec courage, il fait voter ses troupes contre le budget ! J’insiste sur le courage, car, évidemment, il n’y avait aucun risque et que cela ne compromet en rien sa politique du “cul entre deux chaises“. Et combien de temps l’unité de façade de son groupuscule tiendra-t-elle encore ? Quand on connaît les vives tensions qui divisent profondément l’UDF, on peut légitimement penser que son éclatement est proche. Evidemment, les medias en parlent moins que des divisions internes du Parti Socialiste ou de l’UMP. Pourtant, déjà au moment du référendum, on avait pu voir un responsable local UDF “bayroutiste“ ne pas assister à une réunion présidée par un ministre UDF proche de l’UMP pour se rendre à un meeting UMP ! Ce n’était même plus le “cul entre deux chaises“, c’était le grand écart facial sans appui !
Tout cela serait risible si les enjeux n’étaient pas aussi importants. Mais qu’y a-t-il de plus important pour François Bayrou que la magistrature suprême ?
15:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
17/11/2005
Restons vigilants !
La situation s’est apparemment calmée, en fait elle n’est plus à la une les médias. Alors, ressortent du bois les chantres de l’immobilisme, les partisans du laisser faire, en clair tous ceux qui, des années durant, n'ont su faire que des effets de manche, des annonces fracassantes non suivies d’effets, des demis mesurettes…
Et quel est leur nouveau cheval de bataille ? L’état d’urgence.Les voilà qui crient à l’arbitraire, qui réclament l’arrêt de cet état d’urgence… La bêtise humaine n’a-t-elle donc aucune limite ? A-t-on jamais vu les pompiers quitter les lieux d’un incendie sous prétexte qu’il est presque maîtrisé, alors que subsistent encore des flammèches ?
Ont-ils oubliés que nous entrerons d’ici quelques semaines dans la période la plus agitée de l’année, celle au cours de laquelle, chaque année, de nombreux véhicules sont brûlés ?
Parions qu’ils auraient été les premiers à s’indigner de la levée de l’état d’urgence le 1er Janvier, au lendemain d’un réveillon aussi chaud que les années précédentes.
Et que dire des déclarations d’un De Villiers, toujours prompt à réclamer la démission du Président de la République ? Ou encore d’un footballeur ou d’un ancien chanteur sur le retour qui rejettent la responsabilité des évènements sur le Ministre de l’Intérieur ?
Il faudra un jour que quelqu’un m’explique en quoi demander que les cités soient débarrassées des fauteurs de troubles est discriminatoire. L’amalgame n’est pas du fait du Ministre, mais il est soigneusement entretenu par ceux-là même qui se présentent comme les défenseurs des minorités !
L’information distillée par les grands médias nationaux est parcellaire, ce n’est pas une révélation. Il est extrêmement facile, quand on le souhaite, de se forger sa propre opinion : il suffit pour cela de lire dans leur intégralité les déclarations ou discours. Internet nous donne cette possibilité, sachons l’utiliser et nous en faire le relais.
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08/11/2005
La guerre des nerfs
Depuis près d’une semaine, la plupart des hébergeurs de blogs subissent des ralentissements de trafic dus à un afflux de messages appelant à un rassemblement sous la tour Eiffel le 11 Novembre et une émeute sur les Champs Elysées le 12.
Les blogs, sont autant d’espaces de liberté, mais peut-on tolérer ces dérives ?
S’agit-il de véritables appels ou simplement de tentatives d’intoxication visant à faire monter la tension, à créer une psychose ?
Et même si ce n’était le cas que de quelques plaisantins imbéciles (nous serions alors dans le même cas que lors des fausses alertes à la bombe) cela ne pourrait-il pas en inciter certains à passer à l’acte ?
Ou ne serait-ce pas un moyen d’obliger les forces de l’ordre à se concentrer sur un point précis, les obligeants par là-même à de se désengager d’autres points chauds ?
Seul l’avenir nous le dira, mais reconnaissons que la tâche des forces de l’ordre n’est pas simple.
11:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
05/11/2005
Spectateur ou acteur ?
Contrairement à une idée largement répandue, les Français ont envie d’agir, de s’engager. Je ne peux évidemment pas me prononcer pour les autres, mais en ce qui concerne le mouvement auquel j’appartiens (et dont j’ai la possibilité de vérifier les chiffres) je ne peux que constater une très forte progression des adhésions. Il y a donc visiblement une volonté de nos concitoyens de ne plus simplement subir, mas d’agir.
Certains diront qu’ils ne souhaitent pas s’engager pour ne pas perdre leur liberté d’expression. Cette vision reflète une réelle méconnaissance du fonctionnement des grands partis politiques de quelque bord qu’ils soient (je parle de partis dignes de ce nom, pas de mouvements se situant aux extrêmes du monde politique).
Je suis engagé, pleinement, totalement, mais j’ai toujours gardé une totale liberté d’expression. Il n’y a là aucune incompatibilité, pour qu’il y ait débat, des opinions différentes doivent pouvoir se confronter. De ces débats se dégage une position commune : cela s’appelle la démocratie. Libre ensuite à chacun d’y adhérer ou non : un parti politique n’est pas une secte, chacun est libre de le quitter à tout moment s’il ne se sent plus en accord avec ses grandes orientations.
Le temps de militants godillots est bien terminé même si beaucoup le regrettent. Bien sûr, il était tellement plus facile de suivre des directives sans se poser de questions, de voter pour un candidat désigné simplement parce qu’il était choisi par une direction nationale.
Oui, ce temps est bien révolu. Aujourd’hui les militants, tous les militants, sont invités à prendre part au débat et cela fait grincer des dents les tenants d’une certaine orthodoxie. Les militants, tous les militants, sont appelés à élire leurs candidats et cela remet en cause les positions de certains caciques, candidats autoproclamés à vie !
Ces changements dérangent. Ils dérangent ceux qui voient ainsi leur échapper un pouvoir qu’ils avaient confisqué à leur profit, ils dérangent les médias qui ont beaucoup de mal à sortir de leurs schémas simplistes et pour lesquels le débat est forcément moins vendeur que les conflits de personnes. Du coup, les premiers montent au créneau à coup de petites phrases assassines (ou se voulant comme telles) et les seconds fouillent jusqu’au plus profond des poubelles pour trouver de quoi alimenter une pseudo “guerre des chefs“.
Alors, plutôt que se plaindre de la situation, tentons de la faire bouger. Nous en avons la possibilité et les moyens. Encore faut-il le vouloir !
23:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique

