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  • Effort commun

    Pourquoi n’assumons-nous jamais nos responsabilités ?
    Et elles sont lourdes !


    A quoi cela sert-il que le gouvernement adopte des mesures pour augmenter le pouvoir d’achat si nous n’en faisons pas bon usage ?
    A quoi cela sert-il, si nous achetons “étranger“ ?
    En achetant “français“ nous participons à notre (toute) petite échelle à la lutte pour l’emploi et contre les délocalisations, en privilégiant les produits locaux et de saison nous contribuons à la défense de notre agriculture…


    Bien sûr, je sais parfaitement que cela n’est pas toujours possible, qu’il faut bien faire avec un budget souvent restreint. Il ne s’agit pas de tomber dans un protectionnisme obtus, mais simplement de faire un petit effort : celui de lire les étiquettes ! Et pas seulement celles des prix…
    Est-ce vraiment contraignant de n’acheter que des fruits et légumes “origine France“ ? Je le fais bien, depuis des années. Et si le prix est trop élevé, je m’en passe.


    Ce n’est pas aussi difficile que l’on pourrait le croire… Juste une question d’habitude.
    Encore une fois, je suis parfaitement conscient de la difficulté de nombreuses familles de boucler leur budget, mais cela n’empêche pas d’essayer de faire ce petit effort…


    Nous ne pouvons tout attendre des autres (en l’occurrence, du gouvernement), nous devons prendre notre part de ce qui doit être un effort commun.

  • Cumul des mandats

    Le sujet fait débat : Jean-François Copé devait-il intégrer un grand cabinet d’avocats d’affaires ?
    Étonnamment, ce qui semble poser problème est un éventuel conflit d’intérêt. Ce n’est pas sur ce plan que je souhaite me placer : je veux croire en l’intégrité de Jean-François Copé qui saura faire la part des choses.
    Ce qui, à mon humble avis, pose problème relève du cumul des mandats.

     Je fais partie de ces naïfs qui croient en l’engagement politique : je ne peux concevoir que l’exercice d’un mandat national, tel celui d’un député ou d’un sénateur, puisse se conjuguer avec une autre activité. L’élu se doit totalement à son mandat. Entre le travail en commissions, les débats dans l’hémicycle, les diverses missions… l’élu se doit d’être présent à l’Assemblée pendant les sessions du mardi au jeudi. Il me semble également indispensable qu’il tienne régulièrement une permanence pour rester à l’écoute de ses électeurs et si l’on ajoute à cela ses obligations locales, je ne vois pas comment il peut encore trouver le temps pour exercer d’autres mandats.
    Je sais bien que l’un des arguments majeurs des tenants du maintien du système actuel est que le fait d’être maire, par exemple, permet de rester au contact du terrain ! Encore faut-il que le député-maire est encore le temps d’y aller, sur le terrain… Et cela, j’en doute ! Qu’un député reste simple conseiller municipal, pourquoi pas : il aura ainsi l’occasion d’être au contact des réalités qui lui tiennent tant à cœur.


    Je suis également opposé au cumul de mandats pour un président de Conseil Général ou Régional pour les mêmes raisons.
    J’avais un temps envisagé de me présenter aux prochaines élections municipales : il allait de soi qu’en cas de victoire, j’aurais aussitôt démissionné de mon emploi pour me consacrer pleinement et exclusivement à mon mandat. J’ai choisi de privilégier ma carrière professionnelle, j’en ai tiré les conséquences et je ne participerais donc pas aux élections. Cette règle devrait s’imposer à tous, sauf aux élus de petites communes qui ne requièrent pas une présence permanente.


    La moralisation de notre vie politique ne doit pas rester un vœu pieux.