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Cumul des mandats

Le sujet fait débat : Jean-François Copé devait-il intégrer un grand cabinet d’avocats d’affaires ?
Étonnamment, ce qui semble poser problème est un éventuel conflit d’intérêt. Ce n’est pas sur ce plan que je souhaite me placer : je veux croire en l’intégrité de Jean-François Copé qui saura faire la part des choses.
Ce qui, à mon humble avis, pose problème relève du cumul des mandats.

 Je fais partie de ces naïfs qui croient en l’engagement politique : je ne peux concevoir que l’exercice d’un mandat national, tel celui d’un député ou d’un sénateur, puisse se conjuguer avec une autre activité. L’élu se doit totalement à son mandat. Entre le travail en commissions, les débats dans l’hémicycle, les diverses missions… l’élu se doit d’être présent à l’Assemblée pendant les sessions du mardi au jeudi. Il me semble également indispensable qu’il tienne régulièrement une permanence pour rester à l’écoute de ses électeurs et si l’on ajoute à cela ses obligations locales, je ne vois pas comment il peut encore trouver le temps pour exercer d’autres mandats.
Je sais bien que l’un des arguments majeurs des tenants du maintien du système actuel est que le fait d’être maire, par exemple, permet de rester au contact du terrain ! Encore faut-il que le député-maire est encore le temps d’y aller, sur le terrain… Et cela, j’en doute ! Qu’un député reste simple conseiller municipal, pourquoi pas : il aura ainsi l’occasion d’être au contact des réalités qui lui tiennent tant à cœur.


Je suis également opposé au cumul de mandats pour un président de Conseil Général ou Régional pour les mêmes raisons.
J’avais un temps envisagé de me présenter aux prochaines élections municipales : il allait de soi qu’en cas de victoire, j’aurais aussitôt démissionné de mon emploi pour me consacrer pleinement et exclusivement à mon mandat. J’ai choisi de privilégier ma carrière professionnelle, j’en ai tiré les conséquences et je ne participerais donc pas aux élections. Cette règle devrait s’imposer à tous, sauf aux élus de petites communes qui ne requièrent pas une présence permanente.


La moralisation de notre vie politique ne doit pas rester un vœu pieux.

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