20/04/2008
Bayrou, victime d’un putsch ?
C'est lui qui le dit…
Soyons sérieux : qui pouvait croire en la viabilité du MouDé ? C’est d’une logique imparable, comme ces prédécesseurs, le “grand mouvement du centre“ est voué à disparaître… L’histoire se répète !
L’emballement médiatique, comme les illusions de François Bayrou, repose sur une erreur d’analyse. Son résultat lors des élections présidentielles n’est pas le fruit d’une brillante analyse politique (les Français veulent sortir du clivage gauche-droite), mais d’un double rejet : celui de Nicolas Sarkozy par une fraction de l’électorat de droite et celui de Ségolène Royale par une partie (non négligeable) de l’électorat de gauche.
Et les élections municipales (hors considérations nationales et problèmes locaux) ont confirmé ce refus d’une hypothétique “troisième voie“. Les villes traditionnellement centristes (c’était, entre autres, le cas de Strasbourg et de Toulouse) ont basculé.
François Bayrou a également été desservi par sa propre stratégie. Se présenter comme victime, dénoncer la “trahison“ de ceux qui avaient fait le choix de l’alliance avec l’UMP lors des élections législatives, sont des postures qui n’ont pas été comprises par une grande partie des électeurs centristes : la plupart des députés UDF sortants avaient été élus avec les voix de la droite, comment pouvaient-ils être considérés comme des traîtres alors qu’ils avaient choisi de rester fidèles à leurs alliances passées ? Dès lors, ce sont ceux qui avaient délibérément tourné le dos à leurs alliés qui apparaissaient comme les vrais traîtres.
Pour être tout à fait honnête, reconnaissons que la situation du Nouveau Centre n’est pas beaucoup plus enviable, même si elle a le mérite d’être (un peu) plus claire.
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