31/01/2006
CPE (suite)
D’après un sondage sur le CPE, publié par le Nouvel Observateur, (30/01/06) 59% des jeunes sondés considèrent qu'il pourrait réduire le taux de chômage chez les jeunes.
Une fois de plus, il est frappant que les médias ne mettent qu’en avant ceux qui s’opposent à ce qui est un réel progrès.
Tous ceux qui, comme moi, ont travaillé dans une entreprise qui n’embauchait plus de jeunes sans expérience
comprendront ce que j’entends par progrès.
Je ne reviendrais pas sur la démonstration effectuée dans un texte précédent : mis à part pour les jeunes issus de l’apprentissage (et qui ont donc été déjà confrontés au monde du travail), il est quasiment impossible d’évaluer correctement un primo-embauché avant sa première année de présence au sein de l’entreprise. Or, la législation actuelle n’offre d’autres alternatives que le licenciement pour faute (ce qui, en passant, ne pose pas vraiment de problème) coûteux pour l’entreprise et lourd à mettre en œuvre, mais également désastreux pour le licencié, moralement et financièrement puisqu’il se trouve ainsi privé d’indemnités. Indemnités que le CPE lui garantit. Et arrêtons de faire croire que le CDI est la panacée : il y a belle lurette qu’il n’est plus qu’un rêve dans l’esprit de certains syndicalistes
Alors, non : les jeunes ne sont pas mobilisés contre le CPE. Certains jeunes le sont : les jeunes socialistes, les jeunes communistes, la LCR… quoi de plus normal ? Ils sont dans leur rôle. Et s’ils arrivent à entraîner un certain nombre de lycéens dans leur sillage, c’est, qu’indépendamment d’une inquiétude compréhensible, notre travail d’explication aura été mal fait.
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25/01/2006
Lettre ouverte aux signatiaires du manifeste parlementaire
Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,
Vous avez signé le “Manifeste parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère“.
J’ai longtemps été de l’avis, encore majoritaire, qu’un enfant doit être élevé par un père et une mère. Soyons lucides : cela ne correspond plus à la réalité !
Combien existe-t-il de couples monoparentaux ? Si l’on autorise un célibataire à adopter un enfant, n’est-ce pas pure hypocrisie de refuser ce droit à un couple ? Imaginez une seconde un enfant adopté par l’un des partenaires mais, forcément élevé par les deux. L’adoptant disparaît. L’enfant est placé en foyer. Et celui ou celle qui a contribué à l’élever n’a aucun droit ! Est-ce bénéfique pour l’enfant ?
Et combien d’enfants vivant dans des couples dits “normaux“ sont-ils maltraités ? Combien sont ballottés de foyers en familles d’accueil ? Ne serait-il pas plus profitable pour leur développement de les confier à un couple qui les désire, qui en accepte la charge et les devoirs ?
Quant à ceux qui pensent que l’équilibre futur de l’enfant pourrait être remis en cause par l’absence d’un représentant de l’autre sexe dans son éducation, iraient-ils jusqu’à retirer la garde d’un enfant à son père sous prétexte que la mère est morte en couche ? Refuseraient-ils à une mère-célibataire d’élever son enfant ?
Soyons sérieux, je connais plusieurs couples qui seraient aujourd’hui prêts à adopte, tous ont un entourage prêt à les aider dans cette tâche : grands parents, frères ou sœurs…
Ceci étant, et sur ce point du manifeste, je respecte votre position. Je suis, depuis sa création, adhérent de l'UMP et notre président, Nicolas Sarkozy, a souhaité que tous les sujets puissent être abordés, sans tabou et en toute sérénité. Celui-ci le sera tôt ou tard.
Mais ce qui me choque profondément dans votre manifeste est la phrase suivante : “Or, ces personnes ont choisi une vie sans possibilité d'enfants“.
Comment peut-on parler de choix ?
Croyez-vous sincèrement qu’une orientation sexuelle relève d’un choix personnel ?
Cette simple petite phrase, venant après l’affirmation de l’un des signataires considérant que l’homosexualité constitue une "menace pour la survie de l'humanité", suffit à jeter le discrédit sur cette démarche et à la détourner de son objectif premier.
Ouvrons le débat, sans a priori, en toute sérénité. Ecoutons les témoignages de celles et ceux qui ont vécu cette situation, mais dans le respect des droits et des différences de chacun.
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24/01/2006
Contrat Première Embauche
La révolte gronde…
Le Contrat Première Embauche est rejeté par ceux-là même qui en seront les premiers bénéficiaires !
Etonnant ?
Pas vraiment…
Pour m’être souvent occupé de jeunes “primo-embauchés“, je ne suis pas particulièrement surpris par cette attitude : j’ai toujours été étonné par le profond décalage entre le monde étudiant et celui de l’entreprise.
Forts de leurs certitudes, la plupart des jeunes dont j’ai eu à m’occuper tombaient de haut en constatant que, souvent, leurs études ne les préparaient pas vraiment à être rapidement opérationnels. C’est même pour cette raison que nous avons renoncé à prendre des stagiaires et décidé de n’engager que des personnes ayant une première expérience.
Non seulement, pendant les six premiers mois, ils représentent une charge improductive, mais, de surcroît, celui qui est chargé de les encadrer ne peut remplir complètement ses tâches courantes, une grande partie de son temps étant consacré à s’occuper d’eux !
Nous ne pouvions réellement juger de leurs compétences qu’à partir du moment où ils étaient enfin totalement autonomes, soit en moyenne au bout d’un an. Et là, s’il apparaissait qu’ils ne pouvaient satisfaire aux exigences de leur poste, il ne restait qu’une solution : le licenciement. Or, devant la difficulté à procéder à un licenciement, la seule solution possible était d’évoquer la faute (ce qui, en passant, ne posait pas de vrai problème). Résultat : au bout de 18 mois retour à la case départ. Pour l’entreprise, qui avait investi sur cette embauche. Pour le jeune, qui se retrouvait du jour au lendemain sans travail et, licencié pour faute, sans indemnités !
Voilà la réalité de l’entreprise !
Voilà la vraie précarité !
Alors, face à cela, le CPE représente un vrai progrès : moins de risques pour l’entreprise et une garantie pour le primo-embauché qui bénéficie désormais de vraies protections.
Quant aux craintes des syndicats de voir ces jeunes remerciés au bout de deux ans, elle reflète une fois de plus leur profonde méconnaissance du monde du travail : se priver d’un employé compétent, parfaitement intégrer à l’entreprise, relève d’un non-sens économique !
Ce texte était attendu par les entreprises, ce sont elles qui créent l’emploi. Il doit être maintenu : la lutte contre le chômage et la précarité passe par ce maintien.
23:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
17/01/2006
Discrimination positive
Pour ou contre la discrimination positive ?
Pour ou contre les CV anonymes ?
Certains exemples nous apportent un début de réponse.
Il s’appelle Ahmed, il est noir et originaire de Trappes…
Il est traducteur de japonais, a vécu un an au Japon…
Plus de 100 CV envoyés, pas le moindre entretien jusqu’au jour où…
Une entreprise japonaise installée à France est intéressée par son CV. Premier entretien et embauche immédiate !
Pourquoi ? La réponse de la responsable (japonaise) de cette entreprise laisse songeur : trouver un Français qui parle aussi parfaitement le japonais, sans la moindre trace d’accent, tient du miracle. Ahmed était la perle rare !
Combien de DRH, de chefs d’entreprise sont passés à côté de cette perle rare qui aurait pu constituer un atout non négligeable pour leur entreprise ?
Comment ont-ils opérés leur présélection ? Que l’on ne vienne pas me dire qu’ils croulaient sous les réponses : j’ai participé à suffisamment d’embauches pour savoir qu’à des postes de ce niveau, les candidats dignes d’intérêt ne sont pas légion !
Peut-on vraiment éliminer un candidat à un poste qui fait appel à des compétences linguistiques élevées, sans même l’entendre ?
Mais comme le dit l’intéressé lui-même avec lucidité, mais non sans humour : “Je m’appelle Ahmed, je suis noir, je suis musulman, je viens de Trappes… Je suis mort-né !“
20:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : coups de gueule
09/01/2006
Ségolènomania
Pour une fois, je vais céder le clavier à des gens de gauche !
L’engouement médiatique pour Ségolène Royale m’énerve au plus haut point. Je ne serais donc pas très objectif en parlant d’elle. C’est pourquoi je préfère reprendre ici des avis d’électeurs socialistes purs et durs et vous laisser juges.
“Il ne manquait plus que celle-là dans la course à la candidature. En plus avec des sondages qui la présentent comme la meilleure candidate de la gauche !
Misère de misère !
En tout cas, elle n'aura pas ma voix si elle est candidate !
Quand je pense à toutes les conneries qu'elle a faites quand elle était ministre déléguée à l'enseignement scolaire puis chargée de la famille…
Les crétineries du genre "la maison collège", l'entérinement par la gauche de la diminution des horaires de Français, Math, langues et histoire, c'est elle et son célébrissime acolyte, Allègre.
L'adage selon lequel il faut toujours croire la parole des enfants et qui a mené à la catastrophe finale d'Outreau, c'est encore elle.
Entre temps, des profs, accusés à tort d'attouchements sexuels ont été suspendus avant toute enquête avec force médiatisation et, c'est là le crime le plus grave, les désignant à l'opinion publique comme coupables (et leur nom jeté en pâture aux medias) au nom de ce principe. On n'oublie pas surtout cet élève qui avait accusé son prof d'EPS, juste parce qu'il avait eu une mauvaise note. Ce prof s'est suicidé. On attend toujours les excuses de Ségolène qui était ministre à l'époque des faits et qui avait crié au loup.
Ségolène, vous avez des suicides d'enseignants sur la conscience !
Et Outreau est votre lointain enfant.
En plus, cette femme a tendance à humer les sondages et à surfer sur leur vague. Comme méthode de gouvernement à long terme, il y a mieux. “
“j'ai eu l'occasion cet été, de "côtoyer" Ségolène Royal ainsi que Donnedieu de Vabres…
Madame Hollande fut tout simplement méprisante et ignoble envers l'assistance, bien à l'opposé de son attitude médiatique et de ses discours politiques ! Sans rentrer dans les détails, elle fit en effet preuve d'un manque de respect et d'une grossièreté ahurissante (je me suis même permis de la remettre vertement à "sa place", moi le petit connard qu'elle regardait avec un air de dégoût) ! Et effectivement, il suffisait de brandir une caméra pour qu'elle tende le cou et qu'elle mette en marche son personnage..
Quant à De Vabres, lui fut très courtois ! Comme quoi, la droite et les idées préconçues…
Alors… tu imagines bien la peine que je risque d'avoir aux prochaines présidentielles si effectivement il n'y a pas d'autres alternatives que cette parvenue…“
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04/01/2006
Mariage et homoparentalité
J’ai été interpellé sur un sujet qui fait de plus en plus débat et qui va certainement être présent dans la prochaine campagne présidentielle : le mariage homosexuel et l’adoption par un couple homosexuel. Plusieurs pays ont récemment légiféré dans ce domaine, d’où ce débat.
J’avais déjà été sensibilisé à ce sujet par un jeune ami qui avait manifesté son regret de ne pouvoir adopter légalement un enfant. Depuis ma position a sensiblement évolué.
Je comprends les réticences, je les ai partagées. Mais, en dehors de considérations liées à la religion, à la morale ou à la tradition, le problème doit être considéré de la manière la plus objective possible.
Quels sont les faits ?
En matière d’union, il existe déjà le PACS. En ce qui concerne l’adoption, rien n’empêche un célibataire d’adopter un enfant.
Pourquoi avons-nous deux “systèmes“ d’union différentes ? La République ne garantit-elle pas l’égalité de droit à tous les Français ? Du point de vue de la stricte application de l’égalité républicaine, avons-nous le droit de refuser à deux personnes ce que nous accordons à deux autres ? Les pays qui ont opté pour le mariage homosexuel sont-ils d’un point de vue morale inférieur au nôtre ? En quoi, ainsi que l’affirme certains membres du parti auquel j’appartiens, une telle union menacerait-elle la famille ?
Je respecte les convictions religieuses de chacun, mais elles n’ont pas à avoir leur place dans un débat républicain ! La politique de l’autruche n’a jamais permis de faire avancer les choses, or refuser une telle union revient à nier la réalité. Les couples homosexuels existent, leur refuser les droits les plus élémentaires relève de la discrimination pure et simple.
Personne ne choisit ses origines, sa couleur de peau ou son orientation sexuelle ; en vertu de quoi sommes nous habilités à juger de ce qui est acceptable ou non ?
Concernant l’adoption, le sujet peut paraître plus épineux. J’ai longtemps été de l’avis, encore majoritaire, qu’un enfant doit être élevé par un père et une mère. Soyons lucides : cela ne correspond plus à la réalité ! Combien existe-t-il de couples monoparentaux ?
Si l’on autorise un célibataire à adopter un enfant, n’est-ce pas pure hypocrisie de refuser ce droit à un couple ?
Imaginez une seconde un enfant adopté par l’un des partenaires mais, forcément élevé par les deux. L’adoptant disparaît. L’enfant est placé en foyer. Et celui ou celle qui a contribué à l’élevé n’a aucun droit ! Est-ce bénéfique pour l’enfant ?
Et combien d’enfants vivant dans des couples dits normaux sont-ils maltraités ? Combien sont ballottés de foyer en familles d’accueil ? Ne serait-il pas plus profitable pour leur développement de les confier à un couple qui les désire, qui en accepte la charge et les devoirs ?
Quant à ceux qui pensent que l’équilibre futur de l’enfant pourrait être remis en cause par l’absence d’un représentant de l’autre sexe dans son éducation, iraient-ils jusqu’à retirer la garde d’un enfant à son père sous prétexte que la mère est morte en couche ? Refuseraient-ils à une mère-célibataire d’élever son enfant ?Soyons sérieux, je connais plusieurs couples qui seraient aujourd’hui prêts à adopte, tous ont un entourage prêt à les aider dans cette tâche : grands parents, frères ou sœurs…
Comme je le disais précédemment mon opinion a sensiblement évolué sur ces sujets. Je me suis toujours fermement opposé à toute forme de discrimination. Notre société évolue, sachons évoluer avec elle. Et, je me répète, je ne vois pas en quoi attribuer à tous les mêmes droits constituerait une menace pour la famille, ni en quoi donner un cadre légal à ce qui existe déjà sous une certaine forme, qu’on le veuille ou non, serait nuisible à la société.
Il est parfois bon de rappeler certains principes, comme ceux édictés par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :
Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.
Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.
Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.
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03/01/2006
2006, année de transition ?
2006, année de transition…
Une année sans enjeu…
Tels sont les premiers commentaires de ces fins observateurs de la vie politique que sont les journalistes spécialisés ! Y aura-t-il quelqu’un, à la fin de l’année, pour leur rappeler ces propos ? Je ne crois pas m’avancer beaucoup en affirmant qu’au contraire, cette année s’annonce riche en rebondissements de toutes sortes : chacun des prétendants à la magistrature suprême va vouloir marquer son territoire !
Dans cette lutte qui s’annonce, à défaut de véritables arguments politiques, certains ne se priveront pas de revenir sur les récents évènements. A ce sujet, que n’a-t-on entendu…
La palme de l’imbécillité sera difficile à attribuer !
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce petit bijou :
"Nicolas Sarkozy est perdu complètement dans ses convictions. Le seul moyen de l'en sortir est de ne pas voter pour lui dans deux ans… Il n'y a aucune justification à la violence, mais il ne faut jamais la considérer comme un acte non politique".
Quel est le brillant analyste qui a pondu un tel condensé d’ineptie ?
Un éminent leader politique ?
Un observateur avisé de la chose politique ?
Non : Mathieu Kassovitz ! N’étant pas fan de cinéma, j’avoue humblement ne pas connaître cette personne. Je me suis donc renseigné : si je reconnais à chacun le droit d’exprimer son opinion, je n’ai trouvé aucune raison particulière de voir celle-ci affichée à la une des médias. D’autant plus que cette personne n’a apparemment rien compris au processus électoral : ce qui prime dans une élection c’est un programme, une conviction forte, une volonté. Se limiter à la personne qui incarne ses valeurs est bien la preuve qu’il n’y a aucun projet cohérent à lui opposer.
Et cette superbe envolée : “Il n'y a aucune justification à la violence, mais il ne faut jamais la considérer comme un acte non politique“ ! En d’autre terme, le petit imbécile qui met le feu à la voiture de son voisin se livre à un acte politique ! Quand une bande de voyou agresse une personne handicapée, c’est un acte politique ! Et c’est à ça que les journaux ouvrent leurs colonnes…
Je sais que je vais encore m’attirer des réflexions pour mon peu d’indulgence pour la presse, mais je n’ai jamais été un adepte de la langue de bois ou de la pensée unique.
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