21/05/2008

Prévoir

Les pêcheurs semblent avoir obtenu satisfaction… Et maintenant ?
Que comptent-ils faire ?
Car, ne nous voilons pas la face, le problème n’est pas réglé, loin de là !
Les mers ne vont pas se repeupler d’un coup de baguette magique, le pétrole ne va baisser (ou alors seulement pour un temps)…
Dans les années 70, de grandes campagnes de sensibilisation avaient tenté de d’inciter les Français à économiser l’énergie… Qu’avons-nous réellement fait ?
Certaines régions vont être de plus en plus touchées par la sécheresse… Quelles mesures sont envisagées pour lutter contre cette catastrophe annoncée ?
Gouverner, c’est prévoir… Cela reste à démontrer !

Mais, nous, simples citoyens, n'avons-nous pas un rôle à jouer ? 

10/05/2008

Petit retour dans le temps

Il est parfois intéressant de jeter un regard sur le passé. Notre mémoire est sélective : qui se souvient d’évènements qui se sont déroulés, il y a un quart de siècle ?


1983. François Mitterrand est président depuis mai 81. Parmi ses promesses électorales, l’une des plus importantes concernait le chômage : il l’avait affirmé, avec lui la France ne passerait pas le cap des deux millions de chômeurs. En 1983, ce seuil sera dépassé malgré l’embauche massive de fonctionnaires !
Après les étudiants en médecine, en février, c’est l’ensemble des étudiants qui manifeste contre la réforme de l’enseignement supérieur en mai.
Les premières élections locales après la présidentielle, voient l’opposition prendre une trentaine de villes à la gauche. A Paris, les listes soutenant jacques Chirac remportent les vingt arrondissements.
En matière économique, les choses ne vont pas au mieux : suite au choc pétrolier, la France adopte une politique de rigueur. Le franc est dévalué. Le taux du livret A est baissé. Les taxes sur le tabac et l’alcool augmentent. Il est désormais impossible de changer plus de 1 500 francs en devises étrangères par an, les cartes bancaires sont bloquées à l’étranger et les transferts à l’étranger doivent être justifiés et sont également limités à 1 500 francs. Concernant ce dernier point et pour la petite histoire, cette mesure a failli me faire manquer un concert auquel je tenais à assister à Bruxelles : les places étaient prises d’assaut et les formalités s’éternisaient… Sans la compréhension du directeur de l’Office de Promotion du Tourisme Belge qui avait bloqué ma place et réservé ma chambre d’hôtel avant d’avoir reçu le paiement, mes vacances tombaient à l’eau.
C’était il y a 25 ans… Etonnant, non ?

La suite nous la connaissons, deux autres dévaluations suivront, la bourse sera au plus haut alors le pouvoir d’achat des salariés baissera et qu’apparaîtra une nouvelle catégorie de population : les nouveaux pauvres. Le premier ministre était alors Laurent Fabius.

Tout cela m’a donné envie de retrouver les fameuses 110 propositions du candidat Mitterrand. Avec le recul, et en les rapprochant des faits évoqués plus haut, elles ne manquent pas de sel :

18 - 150 000 emplois seront créés dans les services publics et sociaux en vue d’améliorer les conditions de travail et les capacités d’accueil au public (santé, éducation, P et T, etc.). 60 000 emplois d’utilité collective seront mis à la disposition des associations et des collectivités locales.

20 - Le franc sera défendu contre les manœuvres spéculatives. Le développement industriel et agricole et les économies d’énergie rendront la croissance moins tributaire des importations. D’ici 1990, la part du commerce extérieur dans le PIB sera ramenée en dessous de 20 %.

26 - L’épargne sera fortement encouragée. Un livret A par famille sera indexé sur les prix. Les taux d’intérêt des autres dépôts seront relevés. La réforme des circuits financiers permettra l’affection de l’épargne des Français aux investissements considérés comme prioritaires par le plan.

Sans commentaire !

20/04/2008

Bayrou, victime d’un putsch ?

C'est lui qui le dit…
Soyons sérieux : qui pouvait croire en la viabilité du MouDé ? C’est d’une logique imparable, comme ces prédécesseurs, le “grand mouvement du centre“ est voué à disparaître… L’histoire se répète !

L’emballement médiatique, comme les illusions de François Bayrou, repose sur une erreur d’analyse. Son résultat lors des élections présidentielles n’est pas le fruit d’une brillante analyse politique (les Français veulent sortir du clivage gauche-droite), mais d’un double rejet : celui de Nicolas Sarkozy par une fraction de l’électorat de droite et celui de Ségolène Royale par une partie (non négligeable) de l’électorat de gauche.

Et les élections municipales (hors considérations nationales et problèmes locaux) ont confirmé ce refus d’une hypothétique “troisième voie“. Les villes traditionnellement centristes (c’était, entre autres, le cas de Strasbourg et de Toulouse) ont basculé.

François Bayrou a également été desservi par sa propre stratégie. Se présenter comme victime, dénoncer la “trahison“ de ceux qui avaient fait le choix de l’alliance avec l’UMP lors des élections législatives, sont des postures qui n’ont pas été comprises par une grande partie des électeurs centristes : la plupart des députés UDF sortants avaient été élus avec les voix de la droite, comment pouvaient-ils être considérés comme des traîtres alors qu’ils avaient choisi de rester fidèles à leurs alliances passées ? Dès lors, ce sont ceux qui avaient délibérément tourné le dos à leurs alliés qui apparaissaient comme les vrais traîtres.

Pour être tout à fait honnête, reconnaissons que la situation du Nouveau Centre n’est pas beaucoup plus enviable, même si elle a le mérite d’être (un peu) plus claire.