14/03/2008
Bilan intermédiaire
Ségolène Royale a le don de m’énerver. Ce n’est pas récent… cela remonte à ses premières apparitions dans la vie politique… Une bonne vingtaine d’années !
Mais là, de l’entendre parler de “l’avertissement“ donné au Président de la République, ça dépasse les bornes.
Que ces élections allaient être difficiles, nous le savions. Je ne reviendrais pas sur toutes les raisons objectives qui devaient conduire à une défaite de la droite. Mais nous sommes quand même loin de la catastrophe annoncée : en 2001, la quasi-totalité des ministres de Lionel Jospin a été battue, cette année, et après le premier tour, 14 ministres sur 22 ont été réélus ! Tout comme 150 parlementaires. Deux villes ont également été prises à la gauche. Le bilan intermédiaire est donc loin d’être négatif, même si le bilan définitif ne pourra être dressé que lundi.
François Hollande voulait reprendre 30 des 40 villes de plus de 15 000 habitants perdues par la gauche en 2001 : 3 seulement l’ont été au premier tour. Ce pari-là ne semble pas pouvoir être gagné. Pour mémoire, 318 villes de plus de 15 000 habitants sont aujourd’hui dirigées par une municipalité de droite contre 259 pour la gauche. Plus qu’un pourcentage national sans grand intérêt, ce sont ces chiffres-là qu’il faudra comparer au soir du second tour.
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10/03/2008
Premier bilan
Les résultats du premier tour des élections municipales semblent confirmer ce que j’en attendais : pas de réelles surprises.
Le phénomène bien connu du “retour de manivelle“ n’a (pour l’instant) pas été aussi important qu’on n’aurait pu le craindre, mais attendons le second tour pour en juger.
La perte de grandes villes était largement prévisible : la hausse des loyers et la faible proportion de logements sociaux en centre-ville ont poussé une population à faibles ou moyens revenus vers les périphéries. Elle a été remplacée par une population plus aisée. La première constitue la base populaire de l’électorat de l’UMP, la seconde vote plus traditionnellement à gauche : partant de cette constatation, un basculement à gauche était non seulement prévisible, mais surtout inévitable.
Les divisions ont également joué un rôle important : une partie (une minorité) des militants issus de l’ex-RPR n’a jamais réellement accepté la perte d’influence de ce mouvement. J’en ai encore eu la preuve lors d’une récente discussion avec un groupe de ces militants qui ne comprenaient pas que l’on refuse l’investiture à l’un des leurs opposé à un autre candidat UMP. Leur argument : cela faisait plus de trente ans que leur candidat était un militant actif. Ils oubliaient simplement que tel était également le cas de son adversaire, mais dans un autre parti. Ils n’avaient toujours pas compris ce que signifiait le mot “union“ !
Pas de surprise non plus dans ma commune : l’incompétence et la suffisance de candidats se qualifiant d’incontournables ont été sanctionnés. Même si l’on est connu dans son petit cercle, cela ne suffit pas à compenser l’absence de programme et d’idées. Exit… et pour longtemps !
Et cette fois-ci, ils ne pourront rejeter les raisons de leur défaite sur d’autres. Ils en sont les seuls responsables… Mais seront-ils capables de le comprendre et d’en tirer les conséquences ? J’en doute. Il faudrait un minimum d’intelligence et de lucidité pour cela… Mission impossible !
Le résultat est là, il n’est guère réjouissant… Nous en reprenons pour six ans !
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26/02/2008
Polémique… encore !
Encore une polémique imbécile ! Celle qui fait suite à l’interview du Président de la République par des lecteurs du Parisien (plus exactement, la correction apportée à une réponse sur l’incident du Salon de l’Agriculture).
Une polémique qui n’a pas lieu d’être. Surtout lorsque ce sont des journalistes qui la lancent…
Petit rappel de ce que tout étudiant en journalisme devrait savoir : une interview n’est définitive que lorsqu’elle est publiée. La personne interrogée a toute latitude pour modifier ses réponses jusqu’au dernier moment.
S’il est impensable de soumettre un article à l’avis des personnes concernées, il est tout aussi impensable de ne pas faire relire une interview. Les réponses engagent celui qui répond, il a un droit de regard et de correction.
Il n’y a donc aucun problème, aucune polémique. Si polémique il devait y avoir, elle porterait sur l’opportunité de publier la première version de cette réponse. Pour ma part j’estime qu’il y a là un grave manquement à la déontologie car (je me répète) : une interview n’est définitive qu’au moment de sa publication.
Mais, bien évidemment, cela n’intéressera personne : la déontologie journalistique semble appartenir à une autre époque.
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